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L' actu culturelle

Au MAC Lyon, l’esprit libre et ludique de Jean-Claude Guillaumon

jusqu'au 12 juillet

Dès 6/7 ans

Enrique Ramírez, El diablo, 2011. Série Un hombre que camina

Si vous avez envie de vous amuser, rien de tel que l’exp Encore lui ! Jean-Claude Guillaumon que propose actuellement le Musée d’art contemporain (MAC pour les intimes) de Lyon. Grand ami de l’artiste Ben, mais beaucoup moins connu que lui, Jean-Claude Guillaumon a produit une œuvre atypique restée plutôt confidentielle jusqu’à aujourd’hui.
C’est donc un bel hommage que lui rend le musée Lyonnais, à qui sa veuve a confié ses archives peu après sa mort en novembre 2022 et qui donne à voir, au 1er étage du musée une centaine d’œuvres, des photographies pour la plupart, qui relatent toute la vie de cet artiste singulier. Cultivant l’auto-dérision et l’humour, ce dessinateur industriel s’est très tôt mis à l’art, à la peinture tout d’abord. Mais dès sa découverte du Happening, de l’art environnemental à la Biennale de Venise et du mouvement Fluxus, il se met à organiser de nombreux happenings dans la région lyonnaise. Il s’éloigne ensuite du mouvement pour se consacrer à ses autoportraits qui deviendront l’essentiel de sa pratique. Dans ceux-ci il se met en scène dans les situations les plus saugrenues, tournant aussi bien l’art en dérision que lui-même, jusqu’à se mettre en scène sur des pions de jeu de go ou se cloner sur du papier peint. Chronologique, le parcours l’est et il est aussi très ludique. Cela commence d’ailleurs avec de nombreuses bulles de bandes-dessinées écrites sur du carton et pendues au plafond ou posées sur le sol avec des slogans comme « Attention vous marchez dans l’art », plantant d’entrée le décor d’un artiste qui ne se prend pas au sérieux, même s’il met beaucoup de sérieux dans ce qu’il fait ! Le visiteur arpente ainsi 60 ans de création, 60 ans d’un regard amusé sur le monde.

Le deuxième étage est un peu moins amusant mais on y découvre tout de même de sacrées pépites, glanées dans l’impressionnante collection des Lemaître, un couple de collectionneurs d’art vidéo, que celui-ci a donné au musée. Moins accessible aux plus jeunes, cet accrochage mérite néanmoins le détour, notamment pour (re)voir le court-métrage de Clément Cogitore, Les Indes galantes, celui de Mariana Vassileva, Mirrorlight, ou celui de Enrique Ramirez, Un hombre que camina (un homme qui marche). Ces vidéos nous mettent dans un délicieux état de contemplation et permettent de voir des images autrement que défilant à toute vitesse sur un écran de téléphone. A cet étage certaines sections sont néanmoins à éviter ou à contextualiser avec les enfants. Tout comme le troisième étage qui accueille le travail de Giulia Andreani, qui, malgré sa beauté et son engagement laissera les plus petits sur le chemin, à moins, encore une fois, de le mettre en perspective et de l’expliquer. Même s'il semble aride, il mérite toute notre attention d’adulte. Par contre, les ados vont adorer l’expo installée au bar du musée du duo Kalen Iwamoto et Julien Silvano, fondateur·rices du Wen New Atelier, une variation ludique et « dadaesque » du langage et du jeu vidéo.

Musée d'art contemporain (macLYON)
81, quai Charles de Gaulle, Cité internationale, 69006 Lyon
Voir sur la carte
04 72 69 17 17

Gallia Valette-Pilenko

Journaliste

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